Topo-Guide : Descente du Canyon du Grosdar dans le Jura

Issu de la combe de Tressus, le Grosdar serpente mollement dans les tourbières fleuries au cœur du Haut-Jura. Au Pontet, après quelques essais timides, il s’envole par deux fois pour rejoindre Saint-Claude dans la vallée ce qui lui vaut l’appellation de canyon, une première fois en une somptueuse double cascade : La Queue de Cheval. Puis après une succession de toboggans et de belles marmites, il s’envole une dernière fois à la cascade de la Queue d’Âne.

Topo-Guide : Descente du Canyon du Grosdar dans le Jura

Topo-Guide : Descente du Canyon du Grosdar dans le Jura

 

 

Descente de Canyon dans le Jura à Saint-Claude : le Grosdar

SITUATION

  • Département : Jura
  • Communes : Saint-Claude
  • Carte I.G.N. 1/25000 N°3328 Ouest Saint-Claude
  • Affluent rive gauche de la Bienne au nord de Saint-Claude

DIMENSIONS

  • Longueur : 2500 m
  • Altitude de départ : 850 m
  • Altitude d’arrivée : 470 m
  • Dénivelé : 380 m

 

ACCÈS

Aval : le cirque de la Queue de Cheval étant désormais interdit à tous véhicules, on devra donc laisser les voitures au parking P2 du stade de Serger. Pour cela, de Saint-Claude, prendre la direction de Chaumont, puis stade de Serger. La course achevée, on arrivera alors par le chemin barré venant de la cascade de la Queue de Cheval (rue de la Fontaine aux oiseaux, parcours touristique).

Amont : de Saint-Claude, prendre la D304 direction Chaumont – Lamoura. Garer les véhicules sur le parking situé juste après le pont du Pontet. On aura ici un aperçu du débit du Grosdar à son extrémité amont. A pied, monter à gauche le talus et longer le pâturage au nord sur environ 50 mètres. Un sentier à bétail mène alors au début de la course, au sommet d’une cascatelle de 2,5 mètres (Altitude : 850 m).

Marche d’approche : 4 minutes.

 

NAVETTE

Une navette de véhicules est obligatoire, par l’itinéraire décrit ; soit : stade de Serger, Chaumont, le Pontet.

Longueur : 9 km

 

CARACTÈRE AQUATIQUE

Ruisseau temporaire dans sa partie supérieure, et permanent à étiage très prononcé dans sa partie inférieure. Praticable en moyennes eaux (peu d’encaissement). La partie terminale comporte de nombreux bassins où de nombreux sauts sont possibles, les parties nagées sont ponctuelles et courtes.

Partie amont agréable en moyennes eaux.

Période conseillée : printemps pour la partie supérieure et du printemps à l’automne pour la partie inférieure.

Remarques : au deux tiers du parcours un affluent vient grossir sérieusement le débit (Bief Tapon). En étiage l’eau de la partie supérieure n’est pas toujours très propre. Possibilité de ne faire que la partie terminale très chouette ! Dans ce cas aller et retour depuis le stade de Serger.

 

ENGEGEMENT – DIFFICULTÉS

C’est une course assez longue, très peut encaissée, où la difficulté majeure rencontrée sera la grande cascade de 70 mètres et son gaz impressionnant. A tout moment, il est possible de quitter le ruisseau en partant dans la végétation.

A noter : aucun sentier ne permet d’éviter la grande cascade.

Se méfier des violents orages venant du Nord, qui peuvent en quelques minutes seulement transformer ce paisible ruisseau en un terrifiant torrent de boue !

MATÉRIEL

  • Cordes adaptées pour franchir C70
  • Combinaison néoprène

ÉQUIPEMENT

  • Fiable : nombreux arbres, broches inox scellées, Spits.

HORAIRES

  • Horaire moyen : 5h
  • H.O.D. : 10h

GÉOLOGIE

Calcaire

 

HISTOIRE

  • Connues et descendues partiellement depuis longtemps
  • Équipement en  1990 et 1991 par J-C BERRARD et D. GUYETAND
  • Première descente intégrale par D. et S. GUYETAN en 1991

La descriptions reflète l’ambiance du lieu. Il serait dangereux de fournir une carte détaillée à suivre au mot près, car chaque décision se prend selon des critères qui dépassent largement le plus précis des topo. Si elle vous parait incomplète, c’est sans doute que votre niveau de pratique est insuffisant : vous devez vous former !

 

DESCRIPTION

Une broche plantée au milieu du ruisseau permet d’enchainer les deux premières cascades (2,5 m et 11 m) et descendre dans un léger encaissement. La réception se fait dans un petit bassin peu profond. Aussitôt, un petit ressaut délicat (2 m) dans des blocs nécessite parfois l’usage d’une corde. Quelques mètres plus loin, une « goulotte » pentue se descend dans l’eau, ou se contourne par la droite. Fait suite un grand toboggan accidenté glissant, qu’il est prudent de descendre avec une corde (amarrage sur arbre RD). On sort alors de la seule zone « étroite » de la course, et un cheminement monotone nous attend sur environ 250 mètres, où l’on passera successivement sous le nouveau et l’ancien pont du Pontet.

Toute cette zone est marquée par la présence des calcaires marneux de l’oxfordien (le célèbre Crêt Pourri n’est pas loin) qui nous donnent des rives ruiniformes et un lit en dalles larges non surcreusées. Quelques ressauts annoncent une belle cascade d’une vingtaine de mètres qui se jette dans un grand bassin parfois vide à l’étiage.

Un parcours en chaos puis en dalles reprend jusqu’à la célèbre cascade de l’ Queue de Cheval, haute de 70 mètres environ, et malheureusement non contournable pour les sujets au vertige. Un bon chêne RG permet une première descente jusqu’à un large palier qu’il faut négliger pour rejoindre un double amarrage « béton » situé presque à la limite du surplomb (-15 m), près d’une minuscule margelle (possibilité de tenir à trois en sécurité).

S’en suit une descente pleins gaz de 52 mètres, adrénaline garantie ! Attention toutefois aux frottements dangereux juste sous la margelle. Prévoir quelque chose à interposer entre la corde et le rocher si le dispositif en place à disparu.

Une fois au pied de la Queue de Cheval, éviter l’énorme chaos extrêmement glissant par la gauche, pour se présenter à la cascade de 30 mètres au seuil large et lisse. La suite réserve quelques surprises car le croquis ci-dessus omet, quelques cascades toutes aussi magnifiques.

Vous arrivez ensuite dans la partie « touristique », animée aux beaux jours, où votre quincaillerie étonnera. De belles dalles pentues bordées de sentiers mènent au fond de la vallée au confluent du Bief Tapon, où débute la plus esthétique partie de la descente. Se succèdent bassins, marmites, toboggans, entrecoupés de marches faciles sur dalles ou blocs.

La descente s’achève par une cascade de 25 mètres. Pour rejoindre la civilisation, remonter immédiatement en RG sortant du bassin pour rejoindre le sentier de randonnée qui vous conduira au stade de Serger en 45 minutes.

 

RÉFÉRENCES

« Cascades, Gorges et Canyons du Haut-Jura » (éditions Édisud, auteurs : D.GUYETAN – J.L. LACROIX, 1992)

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